Doué de facultés d’observation et de déduction exceptionnelles, Patrick Jane a d’abord utilisé ses dons à des fins personnelles, se faisant passer pour un médium dans une émission de télévision à des fins vénales.
Mais un jour, interrogé sur John le Rouge, un tueur en série sanguinaire qui signe ses crimes d’un smiley ensanglanté, Jane dresse un portrait psychologique peu flatteur aux médias. La réponse ne se fait pas attendre. En rentrant chez lui, la signature du tueur l’attend, le prévenant qu’il n’aurait pas dû se moquer de lui : pour se venger de propos qu’il juge insultants, John le Rouge a tué la femme et la petite fille de Jane. Un événement tragique qui fait basculer sa vie.
Après avoir été hospitalisé en hôpital psychiatrique, Jane abandonne la célébrité et décide de se servir de ses dons pour aider la police et traquer les criminels dans des affaires d’homicides. Il devient consultant pour le CBI (bureau californien d’investigation), sous les ordres de Teresa Lisbon.
Jeune femme autoritaire, attachée aux règles et aux procédures, elle est souvent agacée par le comportement de Jane et ses méthodes peu conventionnelles. Régulièrement obligée de le couvrir auprès de son supérieur hiérarchique, Virgil Minelli, elle tente gentiment de limiter les débordements de Jane et tous deux forment un duo de charme, professionnel et efficace.
Lisbon a sous ses ordres trois agents : Kimball Cho, Wayne Rigsby et Grace Van Pelt.
Cho est l’inspecteur le plus discret de l’équipe. Mais derrière son calme apparent, il sait se montrer acerbe et caustique. Psychologue, c’est souvent à lui que revient la lourde tâche de mener les interrogatoires.
Derrière sa carrure imposante et son côté un peu rustre, Rigsby est un garçon gentil et attachant. Secrètement amoureux de Grace Van Pelt, sa collègue, il n’ose pas lui avouer ses sentiments, se montrant souvent gêné et maladroit avec elle. Un malaise qui amuse beaucoup ses coéquipiers, tout particulièrement Patrick Jane.
Dernière arrivée dans l’équipe du CBI, Grace Van Pelt est encore un peu trop inexpérimentée et sait qu’elle doit encore faire ses preuves. Cette belle jeune femme, pleinement consciente de l’effet qu’elle produit sur Rigsby, fait semblant de ne rien voir, ne souhaitant pas être entraînée dans une histoire sentimentale avec un collègue de bureau.
À l’aise dans l’équipe, le Mentaliste apporte une aide précieuse dans chaque affaire et se montre joueur, taquin et décontracté. Mais derrière son apparente assurance, il se sent toujours responsable de la mort de sa famille.
Son but ultime : parvenir, un jour, à retrouver la trace de John le Rouge…
L’Enigme John le Rouge (Red John)
Le fil rouge de la série a tenu les spectateurs en haleine pendant 6 saisons :
- Le Signe : Un smiley dessiné avec le sang des victimes sur les murs.
- L’Organisation : On découvre au fil du temps que John le Rouge n’est pas qu’un tueur isolé, mais le centre d’une vaste conspiration au sein de la police et de la justice (L’association Blake).
- La Révélation : L’identité de John le Rouge a été l’un des secrets les mieux gardés de la télévision jusqu’à l’épisode 8 de la saison 6.
Le poème « The Tyger » (Le Tigre), écrit par le poète visionnaire anglais William Blake en 1794, est utilisé par John le Rouge non seulement comme signature intellectuelle, mais aussi comme symbole de sa propre nature.
Voici pourquoi ce poème est si crucial dans l’univers du Mentalist :
1. Le texte célèbre
Le moment le plus glaçant survient à la fin de la saison 2, quand John le Rouge sauve Patrick Jane d’imitateurs et lui murmure ces premiers vers à l’oreille :
« Tyger! Tyger! burning bright
In the forests of the night,
What immortal hand or eye
Could frame thy fearful symmetry? »
(Tigre ! Tigre ! Brillant d’un pur éclat / Dans les forêts de la nuit / Quelle main ou quel œil immortel / A pu forger ta terrifiante symétrie ?)
2. Le symbolisme : Le Bien vs Le Mal
Le poème de Blake pose une question théologique : Comment le même Créateur (Dieu) a-t-il pu créer à la fois l’agneau (l’innocence) et le tigre (la violence destructrice) ?
Pour John le Rouge : Il se voit comme le Tigre. Il considère que sa cruauté est une force de la nature, une « effrayante symétrie » qui dépasse la morale humaine ordinaire.
Pour l’Association Blake : Le tueur a utilisé ce nom pour fonder sa société secrète de policiers et de juges corrompus. Le mot de passe pour se reconnaître entre membres était d’ailleurs les deux premiers mots du poème : « Tyger, Tyger ».
3. Le parallèle avec Patrick Jane
Le choix de ce poème n’est pas un hasard de la part du créateur Bruno Heller. Il souligne le lien miroir entre le héros et le vilain :
Jane et John le Rouge sont tous deux des maîtres de la manipulation.
Ils partagent une intelligence supérieure qui les isole du reste du monde.
John le Rouge utilise le poème pour dire à Jane : « Nous sommes de la même espèce, nous voyons la lumière dans les ténèbres ».
4. La résolution (Saison 6)
L’importance de William Blake est telle que c’est grâce à cette piste que Jane finit par comprendre l’ampleur de la conspiration. L’Association Blake est le « corps » de John le Rouge, ce qui lui permettait d’avoir toujours un coup d’avance sur le CBI et le FBI.