« La vie d’un sénateur menacée. Ma fille et ma femme en danger. Des membres de mon équipe impliqués dans ces deux affaires. Je suis Jack Bauer, et je vais vivre la plus longue journée de ma vie… »
À Los Angeles, vendredi soir minuit, Richard Walsh est informé par un contact basé à Kuala Lumpur (Malaisie) de l’imminence d’un attentat contre le Sénateur David Palmer, premier candidat noir américain à la Maison Blanche…
Walsh convoque d’urgence Jack Bauer, chef du département anti-terroriste de la CIA, le CTU (Counter Terrorist Unit). Ce dernier est inquiet car pendant ce temps, sa fille Kimberly reste introuvable. Les deux événements sont-ils liés ?
En apparté, Walsh révèle à Jack qu’il y a peut-être une taupe au sein du CTU impliqué dans l’attentat.
Jack Bauer a 24 heures pour déjouer l’attentat et retrouver sa fille, le compte à rebours a déjà commencé…
Petit bijou de la télévision, cette série haletante dont l’histoire se révèle être très complexe, repose sur trois idées réalistiques géniales qui facilitent grandement sa compréhension :
- Tout d’abord l’utilisation récurrente de « splits screens » (écran partagé), qui nous permet de suivre les agissements de tous les personnages principaux au même instant.
- Ensuite, l’apparition d’un compteur dans les dernières secondes qui nous situe dans le temps mais qui annonce également la fin proche de l’épisode alors que la tension est à son comble.
- Et enfin, la série se déroule en temps réel, ne ratant aucune minute de l’action !
Bref, une série dopée à l’adrénaline à déconseiller aux personnes portant un peacemaker…
Pour maintenir l’illusion du temps réel, les acteurs devaient se faire couper les cheveux tous les 5 jours pour éviter tout faux raccord entre le début et la fin d’une saison (qui ne dure qu’une journée dans la fiction).
Une statistique amusante : Jack Bauer ne dit jamais « S’il vous plaît » ou « Merci » à ses ennemis, et très rarement à ses collègues. Son expression fétiche « Dammit! » (Fais chier !) est prononcée 144 fois au cours des 8 premières saisons.
La série a été si influente que des responsables de l’armée américaine et de West Point ont rendu visite aux producteurs pour leur demander de réduire les scènes de torture, craignant qu’elles n’influencent négativement les jeunes recrues dans la réalité.
Kiefer Sutherland était sur le point d’abandonner le cinéma avant de décrocher le rôle. Le tournage du pilote a été si intense qu’il a failli refuser de continuer si la série était commandée, ne pensant pas pouvoir tenir ce rythme sur le long terme. Après 24 heures chrono, il a connu un grand succès avec la série Designated Survivor. Plus surprenant : il mène aujourd’hui une carrière sérieuse de chanteur de Country et tourne régulièrement en Europe avec son groupe.
En 2017, une tentative de relance sans Kiefer Sutherland, intitulée 24: Legacy (avec Corey Hawkins), n’a duré qu’une saison, prouvant que Jack Bauer est indissociable du nom « 24 Heures Chrono ».